Se syndiquerveut dire s'impliquer, prendre part à l'évolution des choses et chercher à influer, à bâtir le rapport de force. C'est le refus de la résignation et de l'acceptation. En effet, l'individualisme ambiant pousse les salariés à croire plus en la débrouille individuelle qu'en la force du regroupement. Mais à l'heure où le patronat et pouvoirs publics cherchent à remettre en cause tous les éléments des garanties collectives : Conventions collectives, Code du Travail, Statuts, le contrepoids syndical est plus que jamais indispensable : Qui peut croire qu'un salarié est à égalité de Droits et Devoirs face à un employeur ?
Prendre sa carte,c'est participer à un mouvement, aider à construire une organisation solidaire en faveur des salariés de toutes générations. C'est apporter son soutient à ses Collègues, à l'ensemble des Travailleurs, dans la défense de leurs intérêts communs.
A Force Ouvrière, nous nous réclamons de l'Indépendance Syndicale. Respectueux des opinions de chacun, le syndicat n'a qu'un but : Faire aboutir les revendications communes à l'ensemble des Travailleurs.
MANIFESTATION A PARIS DU 15 SEPTEMBRE DERNIER, POUR L'ABROGATION DE LA LOI "TRAVAIL", DE LA PLACE DE LA BASTILLE A LA PLACE DE LA REPUBLIQUE. Tract_on_ne_l_che_pas
FO n’acceptera jamais l’inversion de la hiérarchie des normes.
GREVE ET MANIFESTATION DU 23 JUIN PROCHAIN.RASSEMBLEMENT A 13H30 PLACE DE LA BASTILLE. Parcours : Autour du bassin de l’Arsenal, soit une boucle de 1,6 km
GREVE ET MANIFESTATION DU 28 JUIN PROCHAIN. RASSEMBLEMENT A 13H30 PLACE DE LA NATION DIRECTION PLAC D'ITALIE.
LE PARISIEN / 10 MAI 2016 : Jean-Claude Mailly (FO) : «Je réclame un référendum sur la loi Travail».
Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, le texte dont l'examen, se poursuit à l'Assemblée, reste inacceptable en l’état.
Maintenez-vous la demande du retrait de la loi Travail ?JEAN-CLAUDE MAILLY.Oui nous réclamons toujours le retrait. Sur ce que j’appelle la philosophie du texte, à savoir l’inversion de la hiérarchie des normes prévue dans l’article 2, le gouvernement n’a pas bougé d’un pouce.
Il maintient sa position. C’est notre ligne rouge. Et pas la seule : les points sur le licenciement économique comme sur le référendum qui court-circuite les syndicats sont inacceptables en l’état.
Le rapporteur Christophe Sirugue a proposé sur ce point dur du projet de loi, l’article 2, une porte de sortie : que chaque accord d’entreprise négocié soit, préalablement à sa signature, soumis à la branche professionnelle du secteur… Ça ne vous suffit pas ?Le rapporteur fait beaucoup d’efforts pour essayer de trouver un compromis acceptable. Mais il doit d’abord recueillir l’accord du gouvernement. Voilà la réalité. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et dire que l’accord de branche sert de cadrage et s’il n’y en a pas, on discute dans l’entreprise. Aujourd’hui, une PME qui est en situation de sous-traitance a déjà les pressions de son donneur d’ordre pour faire baisser les prix sachant qu’ils touchent les aides du CICE (crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi). Pas mal d’employeurs sont déjà victimes de ce dumping social déloyal. Ils me l’ont expliqué. Demain, si le verrou de la branche, qui fixe actuellement la règle, n’existe plus sur la rémunération des heures sup, l’employeur aura les mêmes pressions pour baisser la rémunération de ses salariés et il cherchera à négocier un accord d’entreprise pour réduire le montant des heures sup !
«Ce n'est plus la loi qui domine mais un dogme économique qui s'impose à tous».
Le texte est donc inamendable ?Si le gouvernement maintient la priorité donnée à la négociation au niveau de l’entreprise par rapport à la branche, oui. Même les représentants patronaux des artisans sont contre cette évolution ! Il y a un risque de dumping social accéléré. Ce n’est plus la loi qui domine mais un dogme économique qui s’impose à tous. Demain, le droit du travail, les droits des salariés seront dictés par les besoins de l’entreprise. Ce que permet l’accord de branche, c’est justement d’assurer un minimum de droits entre les salariés, et un minimum de régulation de la concurrence entre les entreprises. La ministre du Travail, comme la CFDT n’osent pas employer le terme d’inversion de la hiérarchie des normes, ils parlent de « décentralisation ». Mais c’est un artifice de langage !
Que proposez-vous alors ?Pourquoi ne pas demander aux partenaires sociaux de négocier sur ce point ? A tous ceux qui sont pour l’inversion de la hiérarchie des normes côté syndical, comme la CFDT, ou du côté gouvernement, je propose d’ouvrir une discussion avec le patronat. Retirons l’article 2 du projet de loi et discutons sur l’articulation des niveaux de négociation. C’est quand même nous qui négocions ! On verra ce que ça donne.
Et le référendum en entreprise, pourquoi FO est-il contre ?Cet outil servira à court-circuiter les syndicats et pourra remettre en cause les syndicats majoritaires. Avec cette mesure, le gouvernement a mis le droit d’opposition à la poubelle. Quelle drôle de conception de la démocratie sociale…
«Le 49-3 est un déni de démocratie»
Que voulez-vous dire ?Je voudrais que ce gouvernement soit cohérent. Il veut imposer la procédure référendaire dans l’entreprise parce qu’il n’y aurait pas de majorité. Mais alors, s’il n’y a pas de majorité sur la loi Travail, au lieu d’utiliser le 49-3, ce qui semble être dans les tuyaux, pourquoi le gouvernement n’arrête-t-il pas les travaux parlementaires pour organiser un référendum auprès des Français ? Il faut être logique. On ne peut pas l’exiger dans un cas et ne pas le faire dans l’autre. Le 49-3 est un déni de démocratie, voilà pourquoi je réclame un référendum.
Vous avez menacé Myriam El Khomri d’un éventuel recours pour non-respect de la procédure de concertation avant la présentation du projet de loi. Où cela en est-il ?FO a déposé hier un « référé liberté » auprès du tribunal administratif contre le gouvernement pour non-respect de l’article L 1 du Code du travail, car on ne nous a pas envoyés de document d’orientation. C’est une première procédure. Nous n’excluons pas de saisir le Conseil constitutionnel. Appelez-vous à de nouvelles mobilisations ?Nous nous voyons ce soir avec les six autres organisations syndicales pour parler du 18 mai et d’autres dates encore. Les routiers ainsi que les agents de la SNCF et d’autres professions vont entrer dans le mouvement. Non, la mobilisation ne s’essouffle pas !
LE 28 AVRIL DERNIER, GREVE ET MANIFESTATIONS CONTRE LE PROJET DE LOI "TRAVAIL", VALLS / EL KHOMRI
Place Denfert-Rochereau, direction Place de la Nation
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis dénoncent l’attaque portée contre la jeunesse et le monde du travail avec la loi dite « Travail ».
Sept syndicats dont FO, réunis le 3 mars dernier au siège de la CGT à Montreuil, ont fixé les modalités de la mobilisation pour exiger le retrait de l’avant-projet de loi Travail, porté par la Ministre Myriam El Khomri : soutien aux manifestations du 9 mars et grève et manifestations le 31 mars.
RETRAIT DU PROJET DE LOI CONTRE LE CODE DU TRAVAIL
Manifestation unitaire régionale, le mercredi 9 Mars à 12H30 devant le MEDEF (Métro École Militaire)
A l’appel de la CGT, CFDT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC. le Mercredi 30 septembre dernier, mobilisation départementale pour la défense des Bourses du travail.
Cortèges de voitures avec concert de klaxons. Bobigny, Blanc-Mesnil, Saint-Ouen, Roissy... Ça suffit !!!
CONTRE LE PACTE DE RESPONSABILITÉ, LA LOI MACRON ET LA DESTRUCTION DU CODE DU TRAVAIL,
LE 16 SEPTEMBRE DERNIER A 14H, A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS - SALLE GRANDE CROIZAT - 3, RUE DU CHATEAU D'EAU - 75010 PARIS - METRO : REPUBLIQUE, MEETING DE L’URIF FO.
L'âge - Le sexe - L'origine - La situation de famille - L'orientation sexuelle - Le lieu de résidence - Les moeurs - Les caractéristiques génétiques - L'appartenance vraie ou supposée à une éthnie - L'appartenance vraie ou supposée à une nation - L'appartenance vraie ou supposée à une race - L'apparence physique - Le Handicap - L'état de santé - Le patronyme - Les opinions politiques - Les convictions religieuses - Les activités syndicales - L'état de grossesse.
CONGRES DE L'UNION DEPARTEMENTALE DE LA SEINE-SAINT-DENIS, LE 25 JUIN 2015
Jean-Claude MAILLY, secrétaire général de FO, réélu, appelle à une journée de grève interprofessionnelle. << La grève est comme la Liberté de la Presse, elle ne s'use que quand on ne l'utile pas. >>.
#FO2015Tours - Réponse de Jean-Claude Mailly
#FO2015Tours : Rapport d'activité de Jean-Claude Mailly
Le 26 Janvier dernier, MANIFESTATION REGIONALE UNITAIRE FO, CGT, FSU et SOLIDAIRES (PREMIER JOUR DU DEBAT A L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR LE PROJET DE LOI MACRON
Le 29 Janvier dernier, Contre l’austérité et ses conséquences dramatiques, la confédération Force Ouvrière a rassemblé 5000 militants à la Halle Freyssinet, à Paris. Meeting_du_29_janvier_2014_pdf
JEAN-CLAUDE MAILLY DÉNONCE L'AUSTÉRITÉ, ET APPELLE À L'ACTION POUR LE 18 MARS PROCHAIN.
Jean Claude Mailly a rappelé qu’un an plus tôt, la confédération tenait dans la même Halle Freyssinet, un meeting de solidarité contre l’austérité européenne avec des syndicalistes belges, espagnols et grecs. Depuis un an, malheureusement, la politique menée a aggravé les effets délétères pour l’emploi, la croissance, les salaires, le creusement des inégalités et la remise en cause du service public républicain. Ainsi, des dizaines d’années de progrès et d’acquis sociaux qui se sont évaporés notamment pour les peuples grecs, portugais ou espagnols. La Troïka comme les marchés financiers exigent toujours davantage de dérégulations, de réformes structurelles, de baisses des salaires. Ce sont donc les travailleurs qui, à nouveau, sont contraints de renflouer le capital. Dénonçant cette logique d’abaissement, intolérable et suicidaire, Jean Claude Mailly a rappelé qu’en France, elle prenait dorénavant la forme du «socialisme de l’offre» et que cette logique portait un nom : le dumping social.La confédération rappelait, il y a un an que l’austérité était triplement suicidaire : socialement, économiquement et démocratiquement. Aujourd’hui sur le plan économique, la croissance est faible voire quasi nulle. Sur le plan social, les salariés attendent toujours le changement promis et sur le plan démocratique, les mouvements politiques de rejets de l’autre prennent racine. C’est le résultat concret de la logique néolibérale de la construction européenne.«Emploi, salaires, services publics, sécurité sociale, voilà mes chers camarades, ce que nous devons revendiquer, ce que nous devons défendre, ce que nous devons exiger.» (JC Mailly)Pour lutter contre cette logique, une manifestation ou une interpellation n’y suffiront pas. C’est pourquoi le mot d’ordre de la journée du 29 janvier était «combattre l’austérité, une urgence sociale et démocratique». Pour FO, le combat contre l’austérité doit être mené à tous les niveaux. Au niveau européen tout d’abord ; comme d’autres organisations syndicales de toute l’Europe, la CES s’est prononcée contre le pacte budgétaire européen et milite pour une politique européenne ambitieuse de relance. Ainsi « l’Europe ne doit plus être facteur de contraintes ou de sanctions mais de progrès social » a rappelé le secrétaire général. La directive détachement en est une illustration : la révision de cette directive est insuffisante et ce qui prime dans cette directive, c’est liberté de prestation de services et non les conditions sociales des travailleurs européens. Changer les modalités de la construction européenne est donc un enjeu central.Au niveau national, la confédération a également appelé à la rupture. Le secrétaire général a rappelé les combats pour la reconnaissance du repos dominical, contre la réforme de l’inspection du travail, les enjeux des négociations sur l’assurance-chômage. Il a également dénoncé le pacte de responsabilité annoncé par le président de la République. Ce pacte, salué par la Commission Européenne, est cohérent avec le pacte budgétaire européen mais « en contradiction avec le pacte républicain ». Dénonçant «l’axe Hollande-Gattaz», Jean Claude Mailly s’est interrogé sur le syndrome de Stockholm dont semble souffrir le président de la République, naguère ennemi de la Finance autoproclamé.Le secrétaire général a donc proposé, au nom de la commission exécutive confédérale unanime, d’élargir la journée de grève prévue le 18 mars dans la Sécurité Sociale et d’en faire «une journée de rassemblements et de manifestations» interprofessionnelles. Il s’est enfin adressé aux autres organisation pour leur proposer de «faire de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle».
DU JEUDI 14 NOVEMBRE -Pour l’ABROGATION DU DECRET SUR LES RYTHMES SCOLAIRES, A l’appel des fédérations nationales FO des Services Publics et de Santé – FNEC-FP-FO (Enseignement) – CGT Services Publics – CGT Education – SUD Education – SUD collectivités territoriales.SD_TerritoriauxDECLARATION_FO_CGT
PROJET DE LOI DE MODERNISATION DE L'ACTION PUBLIQUE TERRITORIALE ET D'AFFIRMATION DES METROPOLES : LES AGENTS TERRITORIAUX FONT ENTENDRE LEUR VOIX !
Se syndiquerveut dire s'impliquer, prendre part à l'évolution des choses et chercher à influer, à bâtir le rapport de force. C'est le refus de la résignation et de l'acceptation. En effet, l'individualisme ambiant pousse les salariés à croire plus en la débrouille individuelle qu'en la force du regroupement. Mais à l'heure où le patronat et pouvoirs publics cherchent à remettre en cause tous les éléments des garanties collectives : Conventions collectives, Code du Travail, Statuts, le contrepoids syndical est plus que jamais indispensable : Qui peut croire qu'un salarié est à égalité de Droits et Devoirs face à un employeur ?
Prendre sa carte,c'est participer à un mouvement, aider à construire une organisation solidaire en faveur des salariés de toutes générations. C'est apporter son soutient à ses Collègues, à l'ensemble des Travailleurs, dans la défense de leurs intérêts communs.
A Force Ouvrière, nous nous réclamons de l'Indépendance Syndicale. Respectueux des opinions de chacun, le syndicat n'a qu'un but : Faire aboutir les revendications communes à l'ensemble des Travailleurs.
L’entretien d’évaluation est un moment privilégié. Il permet, au-delà de l’appréciation de la manière de servir, d’évaluer les potentialités de chaque agent, ses possibilités d’évolution dans le cadre des objectifs du service et des aspirations personnelles. Il n’a pas de durée définie.
Tout agent qui conteste sa note doit écrire mot pour mot sur sa Fiche d’évaluation " lu et contesté" puis signer. La note chiffrée est entre 0 et 20 (Décret n° 86-473 du 14 mars 1986 relatif aux conditions générales de notation des fonctionnaires territoriaux).
IMPORTANT : Signer sa Fiche d’évaluation ne signifie pas être d’accord avec le contenu. Cela signifie simplement avoir pris connaissance du contenu.
L’appréciation est indissociable de la note. Il ne doit pas y avoir d’incohérence entre l’appréciation et la note. Exemple : On ne peut pas écrire qu’un agent est un bon agent et lui attribuer un 10/20.
Les recours administratifs :
• le recours gracieux contre la décision de notation reste ouvert à l'agent dans les deux mois suivant la réception de la note définitive. Ce recours, déposé auprès de l'autorité territoriale, est possible indépendamment de toute demande de révision en CAP.
• le recours contentieux peut être formé devant la juridiction administrative dans les deux mois suivant le rejet explicite ou implicite du recours gracieux. Le juge exercera alors le contrôle dit "de l'erreur manifeste d'appréciation", censurant alors le décalage entre la valeur professionnelle de l'agent et les éléments objectifs portés à sa connaissance.
COMMISSION ADMINISTRATIVE PARITAIRE :CENTRE DE GESTION DE LA PETITE COURONNE – SECRETARIAT DE LA C.A.P - 157, avenue Jean Lolive – 93 698 Pantin cedex
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MONTREUIL - 7, rue Catherine Puig - 93568 MONTREUIL CEDEX
Le stress est un des facteurs de risque au même titre que le tabac, l’hypertension et le cholestérol. Pourquoi ? Le stress provoque une montée d’adrénaline, celle-ci active les muscles et le cœur pour que le sang circule plus vite. Les vaisseaux sanguins se contractent et plus précisément la coronaire (la grosse artère qui nourrit le cœur). Si l’hygiène de vie est mauvaise (alcool, tabac, manque d’exercice…) des déchets se collent sur la paroi des artères. Il suffit alors qu’une plaque de déchet se décolle lors d’un stress important et celle-ci peut bloquer l’arrivée du sang dans les artères (notamment au niveau du cœur) et ainsi provoquer un accident cardio-vasculaire.
La revalorisation du SMIC tant espérée par les salariés provoque au final désillusion et mécontentement.Le SMIC ne sera en effet revalorisé que de 2% au 1er juillet 2012, le taux horaire brut passant de 9,22 euros à 9,40 euros, ce qui correspond à une augmentation de 21,50 euros nets mensuel pour un salarié à temps plein.C’est donc un coup de pouce de 0.6% qui sera accordé (6,45 euros), le reste n’étant qu’un a valoir de l’inflation qui aurait été prise en compte lors de la revalorisation de janvier 2013.Force Ouvrière ne peut se satisfaire de cette décision qui n’est pas à la hauteur des sacrifices consentis par les salariés depuis 6 ans avec des prix à la consommation qui ne cessent de grimper.C’est donc une déception pour les 10% de salariés rémunérés au SMIC, essentiellement des femmes, des familles monoparentales et des salariés à temps partiels qui espéraient pouvoir sortir un peu la tête hors de l’eau et plus largement pour toutes celles et ceux qui espèrent une renégociation des grilles et une augmentation de leur pouvoir d’achat.Force Ouvrière rappelle sa revendication de porter le SMIC à hauteur de 80% du salaire médian, ce qui suppose qu’une augmentation progressive sur le quinquennat est possible. Tout ça pour ça…
Comme le disent certains : "Le coup de pouce du SMIC, c'est du foutage de gueule".
FONCTION PUBLIQUE
En terme de coup de pouce (au-dessus des prix et des salaires), cela représenterait entre 0,10 et 0,30 point ! Tout ça pour ça !
Rappelons que le dernier coup de pouce (du même tonneau +0,3) remonte à 2006. Si ces informations étaient confirmées, cela signifierait que le gouvernement aura été plus sensible aux sirènes des employeurs qu’aux attentes des travailleurs. Le service public ensuite. Apparemment, les augmentations d’effectifs dans certains secteurs (Éducation nationale, police, justice) seraient compensées par des baisses ailleurs. Si tel était le cas (via des réductions ou des transferts par décentralisation), on continuerait à accentuer la RGPP. Ce serait inacceptable. C’est d’ailleurs pourquoi nous demanderons sur cette question, à l’occasion de la conférence sociale : - l’arrêt de la RGPP; - une véritable évaluation du service public républicain. Le refuser signifierait clairement une volonté de poursuivre une remise en cause des principes républicains. Nous attendons donc des réponses claires. Car pour le moment, et comme j’ai eu l’occasion de le dire :
«Comme le disait la grand-mère de Martine Aubry, quand c’est flou il y a un loup !»
LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE : POUR FORCE OUVRIÈRE IL N’Y A PAS DE FATALITÉ !
L’inexorable montée du chômage se poursuit pour le 13e mois consécutif. Fin mai 2012, le nombre de personnes en catégorie A inscrit à Pôle emploi augmente de 1,2%(+33.300). Le chômage des seniors continue d’exploser (+15,6% sur un an). Plus inquiétant, le chômage des jeunes (moins de 25 ans) repart à la hausse. Autre phénomène qui doit alerter les pouvoirs publics, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisé diminue au mois d’avril (-0,3%) alors que le nombre de chômeurs indemnisés par le régime de solidarité (ASS) augmente (+1,1%). Ce commencement de bascule du régime d’assurance vers le régime de solidarité illustre la montée, s’il en est, de la grande précarité financière des demandeurs d’emploi.Augmentation du nombre de chômeurs, baisse historique du pouvoir d’achat depuis 1984, avalanche de plans sociaux, tous ces éléments montrent l’absolue nécessité de changer de politique autant en France qu’au niveau européen. Il n’y a pas de fatalité! C’est notamment ce que Force Ouvrière rappellera lors de la Conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains: renégocier les traités européens pour construire une Europe de la croissance et du progrès social, travailler sur une véritable réforme fiscale, construire une véritable stratégie industrielle nationale, pérenniser et renforcer le service public. Ces changements fondamentaux de politiques macro-économiques sont des éléments structurants qui permettront d’enrayer la hausse du chômage. Dans l’immédiat, il convient d’augmenter les moyens humains à Pôle emploi, de réactiver et faciliter l’accès au chômage partiel et d’élargir le nombre de bénéficiaires du CSP (Contrat de sécurisation professionnelle).Pour Force Ouvrière, changer de politique, c’est bien l’une des conditions de la réussite sur le front du chômage.
Les suppressions massives d’effectifs de fonctionnaires, la “réforme” des collectivités territoriales, les conséquences de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (H PST), placent la question des services publics au cœur de l’actualité.
Alors que la conception française du service public s’est traditionnellement référée à trois principes : égalité, continuité, citoyenneté, la construction européenne instaure une autre logique, fondée sur une “économie de marché ouverte, où la concurrence est libre et non faussée”. Ainsi, l’article 106 du Traité sur le fonctionnement de ‘Union européenne plie aux règles de la concurrence “les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général”. Les réformes statutaires actuelles s’inscrivent dans cette offensive amorcée de longue date, comme la privatisation progressive de France Télécom et de La Poste par exemple.
La Révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée par lé gouvernement s’est traduite par un ensemble d’audits réalisés par des équipes de représentants de l’Etat et du secteur privé réunies dans un “Conseil de modernisation des politiques publiques” (CMPP). Bilan non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, révision des politiques publiques concernant notamment le logement, l’emploi, la formation professionnelle, la santé et la sécurité... Cette opération s’est développée dans une importante mise en scène où la communication fait, une fois de plus, figure de débat démocratique.
La loi dite de “modernisation” de la fonction publique du 2 février 2007 gomme les différences de fond entre fonction publique et entreprise privée. La loi sur la “mobilité” du 3 août 2009 développe la précarité de l’emploi public. Ces initiatives doivent être comprises comme des entreprises de déstabilisation, de désagrégation ouvrant la porte aux “services d’intérêt général” alignés sur la conception libérale européenne, et copiés sur le modèle de l’entreprise privée.
Les statuts des agents de la fonction publique fait barrage au libéralisme
La réduction de la dépense publique, astreinte aux normes monétaires et financières introduites par le traité de Maastricht en 1992, est le leitmotiv des libéraux :
- Dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques (d’Etat, Territoriale et Hospitalière).
- Suppressions massives d’emplois et recours accrus à la contractualisation.
- Développement du clientélisme par le moyen de rémunérations “au mérite’ destinées à s’attacher les services d’exécutants serviles.
Il y a en France 4,2 millions de fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics hospitaliers (plus 1 million de contractuels). Le secteur public regroupe 6,4 millions de personnes et 7, 2 millions occupent un emploi de service public, 1 million sont employées par des personnes morales de droit privé chargées de missions de service public. Ces personnels sous statuts (plus du quart des salariés français) constituent un obstacle majeur à la politique libérale du gouvernement. Il a donc entrepris d’éliminer cet obstacle.
Les dernières “réformes” n’ont pour but que de soumettre notre pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir en tous domaines aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun grand dessein national de développement, mais organisent la destruction de tout ce qui confère à la France son identité démocratique et progressiste.