LE SMIC : ESPOIR DÉÇU

La revalorisation du SMIC tant espérée par les salariés provoque au final désillusion et mécontentement. Le SMIC ne sera en effet revalorisé que de 2% au 1er juillet 2012, le taux horaire brut passant de 9,22 euros à 9,40 euros, ce qui correspond à une augmentation de 21,50 euros nets mensuel pour un salarié à temps plein. C’est donc un coup de pouce de 0.6% qui sera accordé (6,45 euros), le reste n’étant qu’un a valoir de l’inflation qui aurait été prise en compte lors de la revalorisation de janvier 2013. Force Ouvrière ne peut se satisfaire de cette décision qui n’est pas à la hauteur des sacrifices consentis par les salariés depuis 6 ans avec des prix à la consommation qui ne cessent de grimper. C’est donc une déception pour les 10% de salariés rémunérés au SMIC, essentiellement des femmes, des familles monoparentales et des salariés à temps partiels qui espéraient pouvoir sortir un peu la tête hors de l’eau et plus largement pour toutes celles et ceux qui espèrent une renégociation des grilles et une augmentation de leur pouvoir d’achat. Force Ouvrière rappelle sa revendication de porter le SMIC à hauteur de 80% du salaire médian, ce qui suppose qu’une augmentation progressive sur le quinquennat est possible. Tout ça pour ça…
Comme le disent certains : "Le coup de pouce du SMIC, c'est du foutage de gueule".

  
FONCTION PUBLIQUE

En terme de coup de pouce (au-dessus des prix et des salaires), cela représenterait entre 0,10 et 0,30 point ! Tout ça pour ça !

Rappelons que le dernier coup de pouce (du même tonneau +0,3) remonte à 2006. Si ces informations étaient confirmées, cela signifierait que le gouvernement aura été plus sensible aux sirènes des employeurs qu’aux attentes des travailleurs. Le service public ensuite. Apparemment, les augmentations d’effectifs dans certains secteurs (Éducation nationale, police, justice) seraient compensées par des baisses ailleurs. Si tel était le cas (via des réductions ou des transferts par décentralisation), on continuerait à accentuer la RGPP. Ce serait inacceptable. C’est d’ailleurs pourquoi nous demanderons sur cette question, à l’occasion de la conférence sociale : - l’arrêt de la RGPP; - une véritable évaluation du service public républicain. Le refuser signifierait clairement une volonté de poursuivre une remise en cause des principes républicains. Nous attendons donc des réponses claires. Car pour le moment, et comme j’ai eu l’occasion de le dire :

«Comme le disait la grand-mère de Martine Aubry, quand c’est flou il y a un loup !»

 

LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE : POUR FORCE OUVRIÈRE IL N’Y A PAS DE FATALITÉ !

L’inexorable montée du chômage se poursuit pour le 13e mois consécutif. Fin mai 2012, le nombre de personnes en catégorie A inscrit à Pôle emploi augmente  de 1,2% (+33.300). Le chômage des seniors continue d’exploser (+15,6% sur un an). Plus inquiétant, le chômage des jeunes (moins de 25 ans) repart à la hausse. Autre phénomène qui doit alerter les pouvoirs publics, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisé diminue au mois d’avril (-0,3%) alors que le nombre de chômeurs indemnisés par le régime de solidarité (ASS) augmente (+1,1%). Ce commencement de bascule du régime d’assurance vers le régime de solidarité illustre la montée, s’il en est, de la grande précarité financière des demandeurs d’emploi. Augmentation du nombre de chômeurs, baisse historique du pouvoir d’achat depuis 1984, avalanche de plans sociaux, tous ces éléments montrent l’absolue nécessité de changer de politique autant en France qu’au niveau européen. Il n’y a pas de fatalité! C’est notamment ce que Force Ouvrière rappellera lors de la Conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains: renégocier les traités européens pour construire une Europe de la croissance et du progrès social, travailler sur une véritable réforme fiscale, construire une véritable stratégie industrielle nationale, pérenniser et renforcer le service public. Ces changements fondamentaux de politiques macro-économiques sont des éléments structurants qui permettront d’enrayer la hausse du chômage. Dans l’immédiat, il convient d’augmenter les moyens humains à Pôle emploi, de réactiver et faciliter l’accès au chômage partiel et d’élargir le nombre de bénéficiaires du CSP (Contrat de sécurisation professionnelle). Pour Force Ouvrière, changer de politique, c’est bien l’une des  conditions de la réussite sur le front du chômage.